Interreg

Working Paper Vol. 29

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Working Paper 29
Sommaire

Ce document de travail présente la méthodologie de l’Évaluation Dynamique de l’Impact Territorial (DyTIA), développée à travers l’analyse des programmes INTERREG dans la Grande Région. Il part du constat que les évaluations d’impact existantes sont largement statiques et ne parviennent donc pas à saisir les dynamiques complexes et non linéaires des zones transfrontalières. Ce document est structuré en sept sections principales : l’introduction et la section traitant des approches statiques et orientées aux processus sont suivies des fondements théoriques de la théorie des systèmes dynamiques ainsi que du paradigme élargi de la résilience (absorption, adaptation, transformation, exaptabilité). Les sections suivantes présentent l’analyse empirique de la Grande Région et de ses programmes INTERREG, incluant la modélisation de scénarios, de réseaux et d’indicateurs de résilience. Le chapitre central applique l’approche DyTIA au programme actuel INTERREG NEXT, en soulignant le rôle des simulations par jumeau numérique dans des conditions de réductions budgétaires. Ce document se conclut par une discussion critique des opportunités et des limitations. Il formule également des recommandations politiques, contribuant ainsi à la gouvernance prédictive des régions transfrontalières européennes.

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Résumé

Cet article propose une analyse systématique des projets Interreg IV A liés à l'aménagement du territoire transfrontalier qui ont été menés le long des frontières intérieures de l'Europe entre 2007 et 2013. Il révèle la diversité des initiatives et montre qu’elles peuvent être distinguées selon qu’elles visent (1) à créer ou à améliorer les réseaux entre acteurs, (2) à produire de l’observations territoriale, (3) à développer des stratégies ou enfin (4) à produire des résultats tangibles pour le public à l'échelle transfrontalière.

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Résumé

La formation continue est une composante essentielle du marché du travail de la Grande Région et de la stratégie de Lisbonne. Pourtant, c’est une réalité complexe à harmoniser au niveau européen et qui résiste à l’analyse statistique. Seules les enquêtes statistiques européennes, en particulier celle sur les forces de travail, permettent de viser une comparabilité satisfaisante des indicateurs. Ils indiquent des insuffisances et imperfections des systèmes de formation continue dans la Grande Région. Ainsi, les taux de participation stagnent dans les composantes de la Grande Région en fin de période, voire baissent au Luxembourg et en Wallonie, et restent sous l’objectif européen de 12,5%. L’allocation des efforts de formation continue paraît sous-optimale dans la mesure où les actifs les mieux formés et dans les grandes entreprises ont un meilleur accès à la formation continue (cf. l’analyse « toutes choses égales par ailleurs »). Quant au contenu de la formation continue, un centrage excessif sur le poste de travail actuel risque de manquer l’objectif européen de « Flex-sécurité ». Si les systèmes de formation continue de la Grande Région ont des caractéristiques identiques, des divergences sont notables.
Par exemple apparaît une ouverture plus prononcée des systèmes luxembourgeois et wallon, à l’origine de formations moins liées au travail actuel et débordant au-delà des heures de travail. La Lorraine se distingue par un taux de participation plus élevé en fin de période, au prix toutefois de formations plus courtes. À l’horizon 2020, la formation continue reste un défi européen et grand régional, avec un objectif de 15%. D’autant plus que les difficultés économiques actuelles risquent de freiner les efforts de formation continue, alors même qu’ils sont un levier pour la sortie de crise.

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Résumé

Cet article a pour objectif d’évaluer le statut démocratique et les perspectives du niveau stratégique, institutionnel et coopératif au sein des régions transfrontalières. Il se base sur une étude de cas de la région de l’Øresund, qui se trouve à la frontière entre le Danemark et la Suède, et est complété par des preuves secondaires provenant d'autres régions transfrontalières. Se posent alors les questions suivantes :

  • Les stratégies favorisées ont-elles une portée démocratique ?
  • Les institutions sont-elles responsables vis-à-vis des citoyens de la région au sens traditionnel ?
  • Cette coopération concrète inclut-elle de larges catégories de citoyens ?